FREN

Le geste

Une espadrille, plusieurs savoir-faire

Une espadrille a l’air simple. Une semelle de jute, un peu de tissu ou de cuir, une couture autour du pied. Pourtant, derrière cette apparente simplicité, la fabrication artisanale d’une espadrille fait intervenir plusieurs métiers, souvent dans des ateliers différents. Chacun maîtrise une étape, et c’est leur rencontre qui fait la chaussure.

Mains cousant à l’aiguille le dessus en daim d’une espadrille à sa semelle de jute.
Tresse de jute enroulée sur une forme en bois pour former une semelle, sur un établi d’atelier.

La semelle de jute

Tout part de là. Le jute est une fibre végétale qu’il faut préparer, filer, puis tresser. La tresse est ensuite disposée et consolidée pour former la semelle, selon le modèle. C’est un métier à part entière, avec ses machines et ses gestes. Nous travaillons avec des ateliers espagnols spécialisés qui fabriquent les semelles de nos collections.

Une silhouette, des matières

Espadrille plate, compensée, mocassin, Mary Jane, mule : chaque forme se construit à sa façon. Quand un nouveau modèle est nécessaire, nous faisons appel à un patronnier-modéliste indépendant, qui transforme une idée en éléments techniques.

Reste à choisir la matière : cuir souple, daim, toile, velours ou laine. Ce choix n’est pas qu’esthétique. Une matière plus ou moins souple, plus ou moins épaisse, ne se monte pas de la même manière. Choisir une matière, c’est déjà décider comment on fabrique.

Échantillons de matières pour le dessus : laine bouclée, velours, daim, cuir, cuirs métallisés et toiles.

Couper et piquer

Les pièces du dessus sont coupées, préparées puis assemblées à la machine dans de petits ateliers spécialisés. Ils préparent les formes, les doublures et les finitions, avant l’étape la plus reconnaissable de l’espadrille.

Découpe de pièces de cuir à l’emporte-pièce sur une table d’atelier, à côté d’une presse.
Mains cousant à l’aiguille, avec une paumelle, le dessus en toile d’une espadrille à sa semelle de jute.

Le cousu main

Le dessus est réuni à la semelle par une couture faite à la main, selon la technique traditionnelle. Chez Atelier COSTÀ, ce travail est confié en grande partie à des artisanes qui travaillent depuis chez elles. Un savoir-faire discret, fait de gestes répétés, d’attention et d’expérience.

Chaque modèle demande d’adapter la couture à sa forme, à ses matières, à ses finitions. Elle participe à l’assemblage du modèle tout en restant visible : elle fait partie de l’identité de la chaussure.

Espadrilles compensées en toile alignées sur des étagères d’atelier, avant les dernières finitions.

Les dernières mains

Une fois cousues, les paires partent dans un autre atelier spécialisé. Il leur donne leur forme finale, prépare leur présentation et leur emballage avant l’expédition. Ces dernières étapes comptent autant que les premières : une chaussure doit être aussi soignée dans ses finitions que dans son assemblage.

Réunir les savoir-faire

Depuis plus de dix ans, Atelier COSTÀ développe ses propres collections de chaussures haut de gamme à semelle de jute, avec un réseau de petits ateliers artisanaux en Espagne. Au fil des années, nous avons appris à connaître les spécialités de chaque atelier, leurs techniques et les modèles auxquels leur savoir-faire se prête le mieux.

Nous savons à qui confier une espadrille plate cousue main, vers qui nous tourner pour une compensée montée, et comment coordonner toutes les étapes.

Aujourd’hui, cette expérience guide notre nouvelle vocation : accompagner les marques et les boutiques dans la création de leurs propres collections. De la première idée à la sélection des modèles, du choix des matières à la coordination des ateliers, nous mettons notre connaissance des métiers au service de chaque projet.

Un projet en tête ?

Présentez-nous votre marque et votre projet : nous vous répondons avec les prochaines étapes.